Des fleurs et du PQ

Un clown avait un grand rêve. Il voulait faire rire le monde entier. Il travaillait dur tous les jours, inventant les meilleurs blagues de la planète. Malheureusement, le monde n'était pas encore prêt à comprendre son humour assez spécial.
Neanmoins, il continuait à travailler ses blagues, il en sortait une ou deux de temps en temps pour voir ce que les gens en penseraient. Les résultat étaient mitigés.
Un jour, il s'est dit merde, je vais leur donner ma meilleure. Les gens intelligents au moins devraient comprendre mon humour sophistiqué.
Son humour fut sophistiqué, certes. Et subtil au point que même ces fans ne comprenaient pas toujours souvent qu'il faisait que rigoler.
Il s'est dit que c'est pas grave, le moment était venu pour nous envoyer sa meilleure. Si celle-là elle allait pas faire rire tout le monde, il arrêterait sa carrière d'humoriste.
Et c'est ainsi, en 2016, qu'il ait annoncé sa candidature aux élections présidentielles des États Unis.

Bien le bonsoir à vous, comment allez vous ? Avez-vous commencé à sniffer votre gel anti-bactérien ? Non ? Et bah je vous conseille. Je suis pas médecin, mais si ça tue les bactéries sur vos mains, ça ne peut pas être mauvais dans le nez, right (n'est-ce pas, NDLR) ?

Avant de commencer, voici la dédicace spéciale promise à nos anciens coguerriers de Christchurch actuellement en confinement en France et en Nouvelle Zélande : 'lut !

Les bonnes nouvelles d'abord : le Japon nous a remboursé ! On a même gagné quelques euros dans l'affaire grâce aux fuctua, fluguta, grâce aux changements de la valeur d'une monnaie en fonction de l'offre et de la demande sur les marchés financiers.

Le temps nous fait des petites blagues. Il fait 20 degrés et on a à peine enlevé notre pull qu'il y a déjà de gros flocons qui tombent de nouveau. Et je ne parle pas de mes pellicules, j'vous voit v'nir.





On prend le train pour aller à Jeongdongjin. On voit beaucoup de clôtures avec du fil barbelé séparant la plage de la route. Ce bout de la Corée du Sud appartenait à la Corée du Nord au début de la guerre, ils les ont laissé du coup.
Sur la plage, un train abandonné est utilisé comme musée sur le temps. On en a nous aussi et on tente l'expérience.
















La spécialité de la petite ville, il faut croire, ce sont des bateaux garés sur des collines. Ou alors ils ont un grand problème d'alcoolisme à la barre (outil de commande du gouvernail, NDLR).




















Une autre petite leçon de coréen pour vous. Quand le café est prêt, on dit keopi nawasseumnida. Le 'o' du café (keopi) est ouvert. Ça ressemble un peu au son que quand vous dites "Ho, le con !"
Si vous vous laissé le 'o' fermé, vous êtes en train de dire qu'il y a du sang qui sort de votre nez (ce qui arrive quand on en abuse du gel hydro-alcoolique). Ne me remerciez pas, je fais ça pour le plaisir.

Avec le reste de l'équipe on fait une sortie en vélo autour du lac. Il fait beau et le vent est supportable. On tombe sur une boîte aux lettres qui fournit des cartes postales et qui seront envoyé un an après l'envoi initial. Oui, c'est voulu. Et gratuit. Et aussi rapide que la poste chez nous, au final.





On va manger des burgers au Kia Ora, une hamburgerie néo-zélandaise à Gangneung.



Nostalgie ? non, c'est pour vous faire baver, évidemment.

Doo-Young m'emmène à un endroit où l'on peut s'entraîner à jouer au baseball. Je me retrouve dans une cage avec une batte de baseball dans les mains. Une machine propulse des balles à 130 km/h (si si, sans exagérer). Je décide d'arrêter quand la machine a décidé de se transformer en mitraillette et d'envoyer balle après balle sans pause. C'est pas dangereux ? Si, le lendemain je savais plus bouger.




On reçoit enfin nos cartes aliens, on peut donc officiellement ouvrir un compte en banque et voler du boulot. Sauf qu'on a droit à faire seulement du mi-temps. Autre petite leçon de coréen : travailler à mi-temps se dit areubaiteu. Pour ceux qui ont appris un peu la langue douce de Goethe, ça ressemble un peu au Arbeit (le travail), n'est-ce pas ? Et c'est exactement de là que ce mot est arrivé (en ayant fait un petit détour par le Japon, où le terme est utilisé de la même manière). Travailler à l'allemande, c'est donc faire du mi-temps, il faut croire.

On va à la plage de Sacheon, à une bonne heure de notre maison, où Hailey nous invite dans l'auberge de son amie à la mer. On n'arrête pas de bouffer pendant qu'on boit. Quand le fut a finalement rendu l'âme, on décide d'aller se coucher. On se réveille face à la plage avec les vagues et les mouettes. On a juste à lever la tête et pouf une vague, oh, encore une autre (si jamais vous avez oublié ce que ça fait d'être à la mer).













On fait une autre journée surf, mais on n'est pas gâté par des vagues cette fois-ci. Quand il y en a une qui arrive, la grosse bagarre commence. J'en profite pour faire le con sur la planche. Je décide d'arrêter quand je la reçois en pleine face.











On fait un autre barbecue coréen avec, entre autres, de la peau de cochon qui donne l'impression d'être encore vivante quand ça cuit et saute partout, même en dehors du barbeuc. Ça a un peu la texture de caoutchouc salé, si vous vous demandiez.
On nous apprend que l'âge coréen marche différemment ici. Nous avons donc vieillit d'un an en entrant sur le territoire coréen. Et vous nous avez même pas souhaité un joyeux anniversaire !



Pour notre dernier jour à Gangneung, on va voir les cerisiers et on mange des crêpes coréennes. Le PQ est offert par la maison. On célèbre donc ce PQ avec du makkeoli (du vin de riz coréen d'apparence laiteuse).



















Et top départ pour la ville d'Andong. On prend le train parce que c'est quand même plus chouette. Comme il n'y a pas d'internet dans le train régional, j'essaie la radio par curiosité. La première chaîne sur laquelle je tombe diffuse des chansons de chœur. En allemand.
C'était une très bonne idée d'ailleurs d'allumer la radio dans le train. Le pays est plus au moins le contraire des Pays-Bas, il n'y a que des montagnes. On traverse donc à peu près un million de tunnels, où la radio ne reçoit pas, évidemment.


Andong se trouve dans la région du Gyeongsang du Nord, deuxième région la plus touchée (après la métropole de Daegu) par le virus il y a un peu plus d'un mois. Maintenant, plus de vrai danger, mais les mesures de distanciation (quel beau mot franglais, dis donc. Je vais l'ajouter dans ma collection) sont toujours en place. Ce qui fait que, le soir, on croirait être les seuls survivants dans la ville après une invasion alien.
Le matin par contre, sur le marché à côté, ça grouille de milliers de vieux portant des gants de jardinage (et des masques, bien sûr) pour une raison qu'on ignore et on a du mal à passer jusqu'à l'arrêt de bus.





Dans deux semaines, les gens vont voter ici et on trouve partout des gens en train de faire de la pub pour leur parti. Comme technique pour gagner des votes, des supporters flirtent avec nous en faisant coucou alors qu'on est dans le bus. Du coup, on fait coucou aussi même si on ne peut (sait !) pas voter.
Une autre méthode de drague électorale consiste en s'inclinant à chaque coup de sifflet devant les voitures qui passent autour d'un grand carrefour. Ça fait rire Anna, elle essaie donc de suivre la chorégraphie à mon grand desespoir.

C'est le bon moment pour se trimballer, les cerisiers sont en fleur partout. Pendant qu'on mange tranquillement nos restes de pizza de la veille sur un banc sous les cerisiers, le père Gabriel vient nous faire de la pub pour son école catholique d'Andong. Il voulait nous recruter. Non, pas pour devenir catholique, mais pour faire profs d'anglais.















Notre nouveau chef vient nous chercher devant notre motel et nous emmène dans un petit village à une heure de route. C'est ici, avec quatre autres étrangers (pour changer) qu'on va travailler ses champs et dans son resto pendant les semaines qui suivent.
Lui et sa femme ne parlent quasiment pas d'anglais, ce qui nous fait un bon entraînement en coréen du coup.
On habite dans la même maison qu'eux ainsi que trois semi-réfugiés Espagnols et Italiens qui sont en visa touristique qui expire bientôt.

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui, c'était rapide, hein ?
Une dernière petite astuce. Je suis pas médecin, mais si on irradiait tout simplement tout le monde avec des rayons gammas, ça devrait tuer le virus, non ? Si ça marche à Tchernobyl, pourquoi ça devrait pas marcher partout ?

Allez, bisous et à bientôt !

Passons maintenant directement au vraifaux de cet article :
Petit rappel des règles : Dans les trois propositions suivantes, il faut trouver les vraies et les inventées.
La solution se trouve en bas de l'article, après les photos. Bon amusement, comme on dit.
*Les tricheurs devront tricoter un chapeau en aluminium pour se protéger des rayons 5G (et des détecteurs de pensées anti-pommes, évidemment). Et oui j'ai dit tricoter, sinon ça marche pas.

1 : Ils mangent de la soupe d'algues pour leurs anniversaires.
2 : Quand on oublie l'anniversaire d'un membre de famille, celui-ci a le droit de vous faire une nouvelle coupe de cheveux.
3 : Ils comptent les anniversaires autrement ici. Tout le monde vieillit le premier de l'an. Et on commence à compter par un, pas zéro.










































































































































































































































Et la solution du vraifaux : Bien vu, numéro 2 est faux, bien sûr. Vous avez droit à une gorgée d'eau de javel supplémentaire aujourd'hui.

2 comments:

  1. Ah, j'avais bon ! Mais je vais m'inspirer de la 2 pour mettre au goût du jour ici en Belgique ����

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  2. Haha merci j'en étais sûre pour le vrai faux !
    Trop cool, continuez ❤

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