Blog 2026 Numéro Un : Eh ben, dis donc

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Eh ben. Dis Donc. C'est à dire que, m'enfin, bof, bref quoi. Oui. Et bah, woah. Juste. Ouf. Ce poème vous a été présenté par la flemme de réfléchir à un truc plus sensé ainsi que par l'abasourdissement générale de ma génération vis-à-vis de l'état du monde. Cordialement. Le narrateur. 

Nous sommes le début de l'année. Encore la période fraiche avant que la période canicule et fumée commence. 
Un jour, il fait même tellement froid qu'un matin, il se trouve de la buée sur les fenêtres. À l'intérieur ! Ca peut vous paraître anodin, mais c'est la première fois qu'on voit ca en cinq ans ici. 

Un autre beau jour, je vais enfin me faire faire de la chirurgie dans mon nez, pour mieux respirer mais surtout pour ne plus avoir de grosses migraines qui pouvaient durer jusqu'à 24 heures et me rendre hors service. 
C'était la première grosse opération avec anesthésie générale pour moi, appliquée avec une énorme syringue contenant un liquide tout jaune. Mes dernières pensées étaient "Woah, c'est délirant", avant de tomber dans un trou sans fond. 
Après l'opération, je passe deux nuits à l'hôpital et puis quelques jours d'arrêt à la maison. 

Le médecin m'a raconté comment il a fait. Si vous êtes - comme moi - de nature à tomber dans les pommes quand vous voyez du sang, avancez au paragraphe suivant. Si vous êtes en train d'écouter cette superbe voix, chantez la Marseillaise pendant les 20 secondes qui suivent.
Il a donc complètement enlevé le septum de mon nez, donc l'os mou qui sculptait le bout précédemment tordu de mon nez, pour l'aplatir et le polir et pour finalement le remettre au milieu de mon nez.
Tout cela sans que j'ai besoin de pansement et avec une coulée de sang négligeable les jours qui suivent. C'est fou ce qui est possible. 

J'étais dans un hôpital privé d'ailleurs. Ce qui veut dire une grande chambre privée. Y avait meme un canapé lit où Anna aurait pu dormir. C'est fou ce qui est possible. 

10 jours plus tard, je retourne au boulot où ils ont décidé de commencer l'année par virer mon chef et de mettre le futur de mon département dans l'incertitude. J'avais demandé une augmentation à la base, donc cela veut probablement dire non ? Ah c'est bizarre, tout d'un coup nos projets n'avancent quasiment plus. 

Peu de temps après, un bonhomme orange a décidé qu'il serait cool de faire la guerre. Pas chez lui, évidemment. Les premières semaines, de longues queues se forment devant les pompes à essence. Jusqu'à ce que le fonds d'état qui vise a tenir des prix stables de carburant soit épuisé et que les prix doublent. Plus de pénurie d'un coup, personne ne sait plus en acheter tout simplement. Ceux qui ont des véhicules éléctriques sont contents en tout cas.

Nous, on a des vacances et nous prenons donc un train de nuit jusqu'à Ayutthaya, l'ancienne capitale de la Thailande. À ne pas confondre avec Sukhothai, l'ancienne l'ancienne capitale du pays qu'on avait visité pendant un voyage précédent. 
Rentré dans la chambre d'hôtel cela nous semble familier. On trouve rapidement pourquoi. Vous avez déjà dormi dans un salon de massage ? Non ? Bah nous, si, maintenant. 

Après une journée intense de cyclisme sous le soleil éternel, nous continuons notre voyage en train jusqu'à Bangkok. 
Ici, dans un des deux grands parcs de la ville, qui s'appelle Lumphini et qui est connu pour ses warans qui se déambulent librement, nous dansons avec des centaines d'autres personnes en suivant les mouvements d'une prof tellement lointaine qu'on a du mal à savoir ce qu'il faut faire réellement. 

Nous restons sportif et essayons la danse avec corde élastique. On ne saute pas d'un pont, mais la corde permet de faire des mouvements plus aériens que ce qu'on oserait faire sans.

Dans un centre co, on croise le PDG et sa femme de notre boîte à Chiang Mai. Le monde est petit, on nous le prouve tout le temps.

Nous reprenons le train, cette fois-ci pour aller à Hua Hin, ce qui veut dire tête de pierre en thailandais, d'ailleurs. Sur le chemin, nous observons les beaux paysages remplis de champs de riz, de palmiers et de vaches. Nous apercevons aussi des fermiers utilisant des drônes géants pour mettre de l'engrais. C'est fou ce qui est possible. 

La ville de Hua Hin se trouve face à la mer et est un peu la maison de retraite touristique de la Thailande. La plupart des étrangers qu'on croise ici, contrairement à d'autres endroits en Thailande, ont un âge certain. 

Nous prenons un petit deuj dans un café pour les motards. Comme c'était pas loin de l'hôtel, nous sommes venus à pied. 

Nous retournons à Bangkok pour y passer les derniers jours de nos vacances. A part les promenades nous profitons de la culture culinaire locale : les kebabs allemands. Comme c'est le seul endroit en Thailand où on peut en trouver du vrai, de l'authentique, nous en mangeons en 12 jours ni deux, ni trois, mais sept kebabs. 

Nous retournons à Chiang Mai, en train de jour pour changer. Je voulais montrer les beaux paysages à Anna, surtout vers la fin dans la forêt et en traversant les montagnes. Dommage que ce soit la saison sèche et les forêts sont beaucoup moins vertes que la dernière fois que j'y suis passé. 
Un peu avant la fin du voyage qui dure quand même 10 heures, nous passons à coté d'un feu de forêt qui allait jusqu'aux rails. On était tellement proche en fait qu'on en sentait la chaleur à travers la vitre.

Il y a beaucoup moins de trafics dans les rues que habituellement. D'une part à cause du prix du pétrole, mais d'autre part aussi à cause d'un manque essentiel de touristes venant d'Europe, dont la plupart ne peuvent pas venir actuellement sans devoir donner un rein pour un un vol direct.

En même temps, la qualité d'air se détériore rapidement, ce qui ne donne pas vraiment envie d'aller dehors ou dans des endroits sans purificateur d'air. 

Et tout d'un coup c'est déjà Songkran, le nouvel an thailandais. Une bataille d'eau gigantesque partout pendant trois jours. Nous habitons dans l'épicentre des festivités. Le premier soir on arrive à la maison presque pas mouillé. Porter un casque plus des vêtements normaux sur un scoot protège un minimum il faut croire.
Le deuxième soir, nour rentrons plus tôt pour profiter de la fête. À 100 mètres de la maison, rien ne bouge plus. Même en scoot ca n'avance pas. Il nous faut 15 minutes pour arriver jusqu'à l'entrée de notre bâtiment, alors qu'on était juste devant. Nous nous changeons pour des vêtements plus coloriés et ressortons faire la fête et voir Milli, la Eminem de la Thailande, en concert gratuit au milieu dans carrefour. 

Un autre soir, les fêtes finies, en allant au parking du boulot, un truc me touche la jambe. Un fruit, on dirait un litchi. Je regarde autour croyant à un blague, mais il n'y a personne dans les obscurités du parking. Puis je vois le coupable passer à deux doigts de ma tête. Je me suis donc fait attaqué par une chauve souris par bombardement de litchi.

Un autre jour, vous connaissez déjà la malheureuse histoire, Anna vient dans mon bureau avec un sac de plage rempli d'affaires. Elle venait de se faire licencier de sa position. C'est triste, mais elle a pu négocier un beau colis de départ au moins. 
Et on voulait partir de cette ville inutile depuis longtemps, donc ca nous fera un coup de pied à bouger enfin. 

Sur ces mots joyeux, je vous souhaite, chers lecteurs et écouteurs, une agréable journée. 

A bientôt, Margaux.

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