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Une petite clarification : Quand nous disons "Le grand voyage", cela ne veut pas dire que c'est quelqu'un de taille au-dessus de la moyenne qui s'aventure, mais que le périple est glorieux. Si jamais cela portait à confusion.
Ouf. Je suis content qu'on ait pu en parler, cela me pesait lourdement sur le coeur.
Nous voilà donc arrivés à Macao, où nous prenons le sorte de mini métro automatique qui fait le tour de pleins de casinos impressionants avant d'arriver au début de la vieille ville sur l'autre île.
Nous allons manger une pastel de nata. Vous savez, ces petits gateaux jaunes à la crème qui viennent du Portugal et qui y sont délicieux. Nous en sommes décus, une fois de plus. On apprendra jamais, il parait.
Nous entrons dans la vieille ville qui ressemble toujours autant au Portugal que la dernière fois, y compris le sol même. Ca nous rend vraiment nostalgique.
La facade de l'église est toujours là, mais malheureusement pour Anna, c'est emballé d'un échaffaudage. Et c'est même pas pour rajouter le reste de l'église.
On repart sur l'autre île où se trouve la plupart des casinos de la ville. Nous essayons de trouver du bacalhau à bras, un bon plat portugais à la morue. Nous en trouvons pas avant de risquer de mourir de faim et mangeons donc du mexicain.
Nous faisons le tour d'Europe en casinos. Après les canaux de Venise suit la Tour Eiffel et on fini au pied du Big Ben.
Nous entrons dans une des salles de jeux, mais les jeux proposés ne nous plaisent pas vraiment. Et le minimum est beaucoup trop élevé à nos goûts. Nous prenons donc quelques jus d'orange gratos et resortons.
Si vous vous demandez pourquoi vous n'avez pas vu de photos de l'intérieur des salles, c'est parce que c'est interdit d'en prendre, tout simplement. Mais vous pouvez nous croire que c'est assez impressionant. On vous le jure, même.
Macao n'est pas une ville super grande. En fait, l'aéroport Suvarnabhumi à Bangkok, qui est l'un des plus busy du monde, en comptant toute la surface, pistes comprises, est plus large que l'entièreté de cette ville, qui contient, elle aussi, également un aéroport avec une seule piste, construite sur l'eau.
Notre aventure à Macao est déjà fini. Nous y restons qu'une nuit pour des raisons économiques. (C'est trop reuch, quoi).
Nous prenons un bateau à haute vitesse pendant 45 minutes pour traverser la baie des perles et nous rendre à Hong Kong. Ici, nous faisons la réédition de mon voyage à Hong Kong l'année précédente, mais à une vitesse plus modérée.
Nous visitons le Victoria Peak, le Kung Fu Corner, le dimanche pique-nique, l'avenue des stars, le plus long système d'escalators du monde, le bâtiment monstre, et bien plus encore. Si vous voulez (re)visiter ces endroits vous même, suivez ce lien-ci pour lire l'article de mon voyage solo à Hong Kong.
Nous faisons quand même de nouvelles choses. C'est le festival de la mi-automne pendant ce moment même, ce qui fait qu'il y a beaucoup de monde mais aussi beaucoup d'animations partout. Comme par exemple la danse du dragon en feu. C'est une sorte de statue d'un dragon long de 60 mètres qui est tenu par 300 personnes. Il est fait de milliers de batons d'encens, tous allumés au même moment, ce qui enfume le quartier entier.
Le soir, pour le même festival, nous allons voir un show avec 1000 drônes volants au-dessus de la baie, qui est presque aussi décevant que le show de lumière quotidien sur les grattes-ciel de l'autre côté de la baie.
Hong Kong tient un réseau de transports publiques assez impressionant. Les métros par exemple, pendant l'heure de pointe, arrivent toutes les trente secondes, sans même exagérer, pour changer. Un train part et le suivant se fait déjà annoncer. C'est magique.
Vous saviez qu'à Hong Kong, il y a des plages ? Oui ? Ah, oké, bon.
Nous, on fait une matinée plage en tout cas, pendant laquelle Marcel a nagé dans l'eau à la température baignoire pendant qu'Anna réfléchissait à la vie au soleil, les fesses et l'atèle dans le sable.
Ensuite, nous allons au musée d'art contemporain, où une des pièces consiste en des statues en taille réelle et d'apparence super réalistes de vieux dans des chaises roulantes qui font de l'auto-tamponneuse. Comment on sait que c'était pas juste des vrais personnes qui profitaient juste à fond de leur retraite ? Les employés du musée ont dû faire le tour de chaque chaise roulante pour les allumer avant le show. Dit comme ca ca ne prouve rien non plus, je m'en rends compte à l'instant même. Oh, regardez, un écureuil.
Et c'est déjà reparti pour l'arrêt suivant. On prend un train à grande vitesse pour aller à la petite ville de province de Guilin, avec une population de cinq millions. On y reste pas longtemps, pour ensuite nous rendre dans la campagne profonde qu'est la ville de Yangshuo, connu pour ses beaux paysages.
Des paysages tellement beaux en fait, que certaines des montagnes de type karst se sont retrouvées sur le billet de 20 yuan. On le sait parce qu'on nous l'a dit, nous avons jusqu'à présent vu uniquement des billets de 100 yuan, plus grande dénomination de la monnaie, qu'on avait retiré au début de notre voyage au cas où qu'il y avait un souci avec les applications de paiement. Ce n'est pas arrivé et comme nous avions donc pas de billet de 20, on a ouvert une image sur le téléphone pour comparer.
Nous allons voir un show avec 600 acteurs. Faut la trouver la salle avec une scène qui peut accueillir tout ce monde. C'est ce qu'ils se sont dit aussi ici, c'est pourquoi la "scène" est dehors, en partie sur des bateaux dans l'eau, avec les montagnes en arrière plan et des jeux de lumière.
On fait un tour en vélo, ce qui est également un bon test pour le pied en compote d'Anna. Nous faisons quand même une trentaine de kilomètres, il s'est donc bien amélioré.
Nous regardons les radeaux en bambou descendre le fleuve. Il y en a tellement, qu'ils ont construit une machine spéciale qui relève tous ces radeaux un par un en dehors de l'eau, les entasse et les pose sur de petits camions, qui les ramènent au point de départ.
On s'arrète à une sorte d'accro-branche, mais sans les branches et monté sur une falaise. Anna m'a dit d'y aller, alors que, elle, elle peut pas. Elle se limite à prendre l'ascenseur jusqu'au 5ème étage pour prendre des photos de moi de loin. Apparemment, elle avait mal au ventre pour moi. Moi aussi j'avais mal au ventre pour moi. Ca montait jusqu'à une 40aine de mètres, avec de différents bidules pour rendre la chose plus fun, il faut croire. C'est génial quand on a le vertige, en tout cas. J'ai rarement autant questionné mes choix de vie que quand j'étais là-haut.
Partout, il y a des magasins pour se déguiser en costume de minorité chinoise. Anna craque et choisit le package complet avec maquillage et photographe. Elle avait par contre pas ses lentilles, j'ai dû donc lui crier les instructions du photographe, qui ne parlait que chinois, d'ailleurs, et faire de grand signes de derrière la caméra pour qu'elle sache où regarder. En plus, de devoir l'aider à marcher sur le radeau sans finir dans l'eau. Et ca a marché, les photos sont presque aussi belles que cette anecdote.
On reprend le train pour la ville de Guangzhou, jadis connue sous le nom de Canton. Nous montons sur la tour du même nom, haute de plus de 600m. En haut, des gondolas toutes rondes font des tours lents pour qu'on puisse apprécier la vue. Encore une superbe idée pour les gens qui ont le vertige.
Guangzhou dispose d'un immense nombre de marchés à tout thème avec la vente en gros, destiné surtout à l'exportation, et en détail. On entre dans un tel marché de jouets pour trouver une peluche de Panda pour Anna. On est submergé par tous ces magasins et les milliards de produits qu'ils proposent. Finalement, ils ne veulent pas nous en vendre parce qu'ils le font qu'en gros. La déception d'Anna est en gros aussi, mais ca fait plus de place dans son sac au moins.
On part à la découverte de la rue de Pékin, qui est une grande zone piétonne, cette fois-ci avec de la vente en détail. Nous nous faisons pourchasser à plusieurs reprises par des gens qui font une campagne de pub' pour un produit de nettoyage de chaussures de facon plutôt embettante.
On tombe aussi sur un magnifique temple dans lequel les statues de bouddhas sont faites en bois, en or et en jade.
On recommence la chasse aux peluches. Cette fois-ci, on trouve une banane surdimensionnée avec un sourire mal-denté. C'est même mieux qu'un panda, non ?
Nous prenons un vieux tram à l'intérieur d'un centre commercial sous-terrain qui est tenu au style des années 20. Les années 20 de Shanghai, qui se trouve à 1500 km d'ici, pas de Guangzhou.
On se déguise en Hanfu, l'habit traditionnel des Chinois Han, avec de longs bouts de textile qui trainent jusque par terre. Et quand je dis on cela veut dire nous deux cette fois-ci, pas seulement Anna. Nous nous promenons ainsi dans un parc pour prendre des photos et recevons autant de compliments que jamais.
On reprend de nouveau un train dans une de ces grandes gares aeroportiennes pour retourner à Hong Kong. C'est ici qu'on passe la dernière nuit du grand voyage numéro deux. Pour noyer nos chagrins, nous prenons un beau cocktail dans le beau bar du bel hôtel qu'on s'est permis et qui, ensuite, nous donne un beau mal de crâne le lendemain. On a plus l'habitude.
A l'aéroport de Hong Kong, plus besoin de sortir son passeport ou sa carte d'embarquement. Tout se fait avec son visage. Pratique.
Cela conclut donc le récit de notre deuxième grand voyage, que j'ai réussi à boucler en deux moitiés, l'univers est donc sauf. Pendant ces 4 semaines, nous avons visité 8 villes, avons pris près de 9000 photos, avons parcourus 1860km en train, 130km en bateau, 800m en gondola, avons foulé une (en chiffre : 1) cheville, avons été pris en photos par des inconnus d'innombrable de fois, et avons mangé exactement 0 fondue chinoise.
Allez, à bientôt.

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