Un article par an est une fréquence régulière aussi !

 Bonjour, bonsoir, bon matin,

Après vérification, notre dernier article date de l'année dernière. Ou de celle d'avant. C'est pour cela que je vais donc légèrement accélérer le débit habituel du récit de nos aventures. Nous étions donc en Corée pendant un peu de temps et maintenant on est en Thailande. Vous pouvez facilement en déduire le reste des événements. 

Allez, à la prochaine. 

Bisoubi !

Photos Octobre 2020

Novembre 2020

Décembre 2020

Janvier 2021

Février 2021

Mars 2021

Avril 2021

Mai 2021


Z'y avez cru ? 

Bon, commencons donc vraiment. Nous sommes début octobre 2020 et on est encore à Busan, où nous faisions des gaufres belges. C'est une période de fêtes en Corée qui s'appelle le Chuseok. Ou le Thankgsiving coréen. C'est une des deux grosses fêtes de l'année, ensemble avec le nouvel an lunaire. Même le centre commerciale dans lequel on travaille est fermé pendant deux jours. Vous imaginez ?
On profite de notre temps libre pour aller faire du roller dans une salle.

Après, on va manger du sulbing, un dessert coréen avec des glacons rasés. Encore un exemple des standards de beauté extremes en Corée, quand même les glacons doivent se raser. Au moins ils peuvent revendre ce qui en tombe pour pouvoir nourrir leur bébé glacons.

La dernière étape de notre journée activités s'effectue dans une salle d'arcade, où nous trouvons un pro de la danse sur machine en train de streamer en ligne et en direct ses mouvements frénétiques en même temps. Nous faisons coucou à la caméra. 





Un autre jour, on s'aventure dans un des voyages interminables que le métro de Busan détient comme spécialité et on arrive enfin à notre destination : un champs d'élèvage de barbe à papa. 





 On y a trouvé également de très belles arachnoides.

Notre ancien chef de Gangneung, à l'autre bout du pays, nous écrit pour nous dire que des employés de la ville sont venus dans leur établissement pour voir si on habite encore là, comme nous sommes allés faire des démarches administratives pour notre assurance de santé à Busan. Sommes nous devenus des criminels ? Non, ceci marque juste le début d'une nouvelle odyssée bureaucratique.
On doit s'enregistrer en Corée à l'adresse où on habite au bout de deux semaines après ayant emménager, si on veut pas payer une amende. En Teutonie ils font pareil, d'ailleurs.
Nous l'avions pas fait évidemment, mais on tente quand même de s'enregistrer et de faire semblant de rien, avec près de deux mois de retard.
Le premier essai fut raté, nous sommes allé à la mauvaise mairie. Juste avant l'heure de la fermeture, évidemment. Un jour de plus ou de moins, ca change plus rien de toute facon maintenant.
Nous nous levons tôt pour y aller avant d'aller au boulot le lendemain. Pas de chance, c'est férié. Encore ! Mais ils travaillent jamais en Corée ! C'est pour ca que le gouvernement a baissé il y a quelques années le temps plein à 52 heures. Des 70 et quelques heures en rabe d'avant. Par semaine.
C'est d'ailleurs le jour de Hangeul qui est fêté ce jour là. Hangeul, c'est pas le nom d'un commandant de choux-marin ou le festival des BDs pour les mal-entendants, mais l'appelation de l'écriture coréenne. Elle est plus facile à apprendre
et représente mieux les sons coréens que les symboles chinois, utilisés avant, et ca se doit d'être fêté !
Le troisième essai fut le bon, on a su changer notre adresse sans même qu'ils mentionnent notre retard. Merci gentil Monsieur de la mairie.

On prend le métro de nouveau pendant une heure pour aller dans un café que Anna avait repéré. On arrive a temps pour voir qu'ils sont en train de tout enlever pour fermer définitivement.
On va dans un autre café dans le coin du coup et on mange un oeuf dinosaure en chocolat à la place.

On va à la banque pour enfin récuperer nos cartes bancaires coréennes après avior dû attendre trois mois. La dame nous demande si on a un nom coréen. Non ? Bon ca sera Peulika et Nopeuh alors.
Elle nous donne nos cartes toutes fraiches ainsi que un livret qu'on peut mettre dans les guichets automatiques et les transferts seront imprimés dessus automatiquement. Comme dans les films. On est officiellement millionaires maintenant, d'ailleurs.
Je profite du fait qu'on soit à la banque et recharge ma carte SIM en faisant un virement sur un compte dédié à mon numéro de téléphone.

Un beau matin, on se fait encore réveiller par l'alarme incendie hyper sensible de l'immeuble. Cette fois-ci, pourtant, il y a de la fumée blanche dans la cage d'escalier. Craignant le pire, nous ramassons passeports et portefeuilles et sortons de l'immeuble. Il y a de la fumée blanche partout, mais ca ne sent pas le feu. On fait un petit tour et on voit que ca sort des bouches de canalisations. Par endroit c'est tellement épais qu'on ne voit pas à deux mètres. J'aurai l'explication par une collègue au boulot plus tard. C'est pour tuer les moustiques et d'autres pestes dans les canalisations. Ils y vont pas de main morte en tout cas. 

On va avec un ami manger de l'agneau dans un bon restaurant japonais. La serveuse cuit la viande directement sur notre table. Quel service. La spécialité du resto ? Des oeufs de poisson dans des intestins de l'agneau. Très bon. Si si.

Pendant ma pause, je profitais du soleil tranquillement quand un vieux arrive, s'asseoit directement à coté de moi sur mon banc et me tient des papiers qui ressemblent étrangement à des devoirs à faire à la maison. Il me demande si je peux lui expliquer quelques mots en anglais dans un article.

On va à un endroit touristique local qui s'appelle "les 168 marches". Évidemment, ce jour-là, l'ascenseur est en maintenance. 

Anna profite que je sois au travail pour aller faire un temple stay sur une montagne dans la cambrousse. C'est quoi un temple stay ? En gros, vous vivez la vie ascetique des moines pendant une journée et une nuit. C'est bien. Si si.

On va voir un temple dans un grotte avec une énorme statue de Buddha à l'intérieur. Il était magnifique. Vous devez nous croire sur parole par contre, pas droit aux photos. 

On se promène pendant la nuit dans un parc où la journée les gens faisaient du cerf-volant. On en trouve plein un peu partout dans les arbres et les buissons. On arrive à en attraper un et on profite à en faire aussi. Dans le noir avec le vent froid du mois de décembre.

Les messages d'alerte sur nos téléphones portatifs deviennent plus nombreux, comme il y a plus de contaminés d'un coup. Dans les messages, c'est même marqué quand quelqu'un d'infecté a payé en espèces quelque-part, au cas où on aurait récupéré de la monnaie pendant ses achats.

Pendant ce temps, la poste demande de ne plus envoyer du Kimchi à l'étranger. Avec le retard dû au Corona, les autres colis prennent l'odeur. Et ca doit pas sentir bon au centre logistique non plus.

Je danse aux arcades tranquillement pendant que Anna est allé regarder les autres machines. Quand la chanson est finie, j'entends des applaudissements derrière moi. C'est des jeûnes qui sont mes fans maintenant, apparemment.

C'est le nouvel an. On le fête tranquillement avec un ami. Pas de fêtes dehors. Pas de rassemblements de plus de quatre personnes. Pas de gens qui vont assister au 33 gongs dans les temples pour sonner la nouvelle année. Pas de feu d'artifice. Les collines et montagnes dans les grandes villes sont fermées pour que les gens n'aillent pas en foule regarder le premier lever de soleil de l'année. Oui, les coréens aiment se lever à l'aube le premier de l'an pour monter une montagne et regarder le soleil se lever sur la mer.
Et en plus, tout le monde se prend un an dans les dents. Tous les coréens vieillissent le premier janvier. Nous avons d'un coup deux ans de plus par rapport à notre âge "international" et ce jusqu'aux jours de nos anniversaires. 

On va dans des restaurants de barbeque coréens pour dire au revoir à nos collègues avant que le voyage continue, même si on sait pas vraiment où on va pour l'instant.
On décide finalement de retourner à Tongyeong pour un weekend. Johnny nous propose de nettoyer en échange du logement. Bah oui totalement. On y reste dix jours finalement.

Point culture : Pour le premier anniversaire d'un enfant, la famille pose plusieurs objets devant lui sur une table. Ceci est censé pouvoir prédire le futur, dépendant de ce que l'enfant va attraper. S'il prend par exemple l'argent, il sera riche, s'il prend un fil, il aura une longue vie, etc. Certains disent que s'il prend du tteok, du gâteau de riz coréen, il sera bête. La question est parfois posée pour rigoler. "Alors, t'as attrapé quoi, toi ? Du tteok, hein ?" 

On voulait aller sur un île, mais comme le bus pour aller au terminal de ferry n'arrivait pas, on a décidé d'aller faire de l'accro-branche. Meilleur chose qu'on peut faire quand on a le vertige. Surtout que ca finit avec un saut dans le vide. J'en tremblais encore une demi heure après, au grand amusement d'Anna qui, elle, n'y est même pas montée, je tiens à préciser. 

On décide enfin de partir de Tongyeong pour quelques jours de voyages. Le premier arrêt, la ville de Jinju, où on doit changer de bus. On en profite pour visiter la forteresse, avec nos gros sacs à dos sur le, bah sur le dos quoi. Heureusement qu'on en avait envoyé des trucs en Europe avant de quitter Busan.

On prend un autre bus pour aller à Suncheon, où un bel hôtel un peu kitsch nous attends. On va dans un jardin de fleur qui est beaucoup plus grand que ce qu'on croyait. Tout d'un coup, il faisait déjà nuit, les lumières s'éteignent et on trouve difficilement le pont qui nous mène de l'autre côté du parc. Et là, surprise, une nocture avec plein de jeux de lumières. 

Le lendemain, on va sur un site, non, un village de tournage dédié à l'apparence de la vieille Corée des années 50 à 80. Nous regardons les affiches des films et séries tournés ici et nous rendons compte que nous en connaisons aucune. Une tempête de neige nous surprend et on court pour se mettre à l'abri dans une salle de discothèque, ou cola-thèque, comme c'était appellé à l'époque. Parce qu'on y buvait que du soft. Si vous voulez vous bourrer la gueule, faut aller au resto, hein. 

Nous arrivons finalement à Séoul, où il y a vraiment beaucoup de monde partout. Ca change de la campagne de Busan, où il n'y a à peine six ou sept millions d'habitants.
On va direct à une filiale de notre ancien boulot, qui n'a plus besoin de nous, mais qui nous offre à manger et à manger
à volonté à chaque fois qu'on passe.

Nous nous promenons un peu dans le centre-ville et découvrons que la mairie de Séoul vous tient l'oreille. Littéralement. Devant le bâtiment, une oreille attend que vous appuyiez sur un bouton et enregistrer votre message pendant 30 secondes.
On passe par la place de Berlin, qui fait guère 20 mètres carrés, mais où ils ont quand même réussi à caser une statue de l'ours de Berlin, une vieille lampe de rue et des vrais bouts du mur. 

On repart de nouveau pour retrouver Doudou, un ami de notre temps à Gangneung, pour aller faire du ski pendant quelques jours. Il faisait jusqu'à moins 17 dehors et ma barbe gelait. Mais il faisait beau au moins. On s'amuse jusqu'au moment où je tombe sur ma main et que je dois la refroidir avec un essui congelé. Ca ne vous rappelle pas quelque chose ?

On passe encore quelques jours à la station de ski avant de tenter rentrer à Incheon, métropole à côté de Séoul est connu pour son aéroport qui desservit la ville de Séoul. Votre ville a moyennement réussi si on y va seulement pour aller ailleurs.

Bref, l'odyssée commence dans le petit village de ski de Pyeongchang, qui n'a rien à voir avec la capitale du Nord, d'ailleurs, quand on se gèle les pieds pendant une heure à l'arrêt de bus qui ne dispose d'aucune indication des horaires, ni si le bus existe. Nous retournons à notre hôtel et buvons un truc chaud. La madame nous indique les horaires et on attend encore une heure ou deux avant de faire arrêter le bus devant l'hôtel. 

On arrive à la gare de Pyeongchang et on veut acheter un billet pour aller jusqu'à Séoul. Nous ne sommes pas les seuls ayant cette idée et on peut avoir des billets seulement pour faire la moitié du chemin. On descends dans une ville dont on n'a jamais entendu le nom et nous marchons jusqu'à la gare routière, où, quelle joie, il y un bus dans pas longtemps pour aller directement à Incheon. 

Nous arrivons avec plus de deux heures de retard à Incheon, grâce aux bouchons dans la périphérie de Séoul. Ca nous aura pris quasiment toute la journée pour faire quelques 300 km de chemin. Joyeux anniversaire ma chérie, au passage.

Pour fêter notre arrivée et son anniversaire, on va dormir dans un hôtel de capsule disposant de jeux vidéos et de mangas. On paye pour 24 heures, pas par nuit. Nous nous sentons comme dans un vaisseaux spatiale et on essaye tous les boutons de nos capsules. 

Mais on n est pas venu que pour revenir à mon temps d'ado en jouant toute la journée et nuit des jeux vidéos. Malheureusement, nous devons faire les touristes aussi. Première étape : Songdo, une autre ville planifiée. Le truc, c'est qu'ils l'ont planifiée dans un endroit sans terre. Elle a été construite sur la mer ouverte, commencée il y a 20 ans. Aujourd'hui, c'est rempli de bâtiments modernes et il y a encore beaucoup d'endroits vides et certains parcs ne sont pas encore vraiment finis. 

Le lendemain, on va dans le seul Chinatown "officiel" de la Corée. Il y a pas mal de bâtiments construits dans un style chinois du 19ème siècle et des attractions qui rappellent la Chine. On a l' impression qu'il manque quand même quelque-chose... Ah, c'est ca. Il n'y a pas de Chinois ici. Ils se sont fait chassés gentiment quand la Corée avait fermé ses frontieres il y a quelques décennies de ca. 

On est mi-février et c'est le Seoullal, le nouvel an coréen. Les festivités, par contre, n'auront pas lieu cette année et nous visitons juste quelques temples bien décorés.

A bout de quelques jours de retour à Séoul, j'ai déjà trouvé un nouveau boulot. Mais j'avais envie de plus de vacances moi pour découvrir la ville ! Bon d'accord, je vais donc préparer de la nourriture végane pour un restaurant de livraison. Les mardis, c'est le jour du burrito, d'ailleurs, et j'en fabrique plus de 100 à la fois. Mon amour pour les burritos a connu une soudaine fin.

On doit de nouveau changer notre adresse à la commune. Comme souvent, cela dépend sur qui on tombe. Anna y va quand je suis au travail, passe des heures dessus pour finalement devoir le faire en ligne. J'y vais le lendemain et en 15 minutes c'était fait. 

Pour fêter ca, on visite un parc avec des gros machins tout rond un peu partout. Il s'agit d'anciens bidons de pétrole, juste à côté d'un stade gigantesque. Nous embellissons notre journée par aller sur un grosse colline rectangulaire, qui était à l'époque la plus grande décharge à ciel ouvert au monde et qui surplombe Séoul encore aujourd'hui. Tout peut devenir une attraction touristique en fait, il suffit de mettre quelques panneaux un peu partout et mettre des voitures de golf à disposition pour se déplacer. 

Je vais dans le fameux quartier de Gangnam où une boîte qui travaille sur des sons m'avait demandé de faire des traductions de commandes audio pour une marque de télé. Deux semaines après, j'y retourne pour faire enregistrer ma voix avec laquelle une intelligence artificielle devra jouer pour mieux comprendre les utilisateurs teutonophones. Bonne chance.

On va à dans une ville qui s'appelle Paju Book City. Ici, beaucoup de maisons d'éditions se sont implantées. Il y en a tellement, que ca en fait une petite ville. C'est surtout l'aspect architecturale qui nous y a attiré. Non seulement les bâtiments ne ressemblent pas du tout au reste de la Corée, mais on dirait que quelqu'un a rassemblé tous les projets d'étudiants en première année d'architecture, les a regardé et s'est dit : pourquoi pas !

On continue notre chemin pour voir une autre merveille archtitecturale : Provencetown. Oui, un village qui ressemble un peu à des villages provencales. Comme dans le cas de Chinatown plus haut, je crains que peu de provençales (provenceaux ?) y vivent pour de vrai. Non seulement parce que le village est plus un petit parc d'attractions avec des magasins et pas un seul logement, mais surtout parce qu'ils ont planté une Tour Eiffel en plein milieu. Meme l'intitulé "Provence" là-dessus ne fait pas l'affaire, apparemment.

On monte sur une colline pas loin, en traversant une autre ville attraction, et on regarde le coucher de soleil au dessus de la Corée du Nord. Et oui, mesdames et messieurs, nous avons vu la Corée du Nord. De loin derrière des barbelés et après un fleuve, on pouvait l'apercevoir. Même s'il n'y a que des montages et des forêts aussi proche de la frontière. La légende veut qu'il y a une petite ville que le Nord aurait construit juste au bord du fleuve, pour bien montrer sa prouesse économique aux habitants du Sud. Personne habite dans cette ville en carton, évidemment. 

Le 14 mars, c'est le White Day en Corée. C'est ce jour-là que les femmes se vengent pour le 14 février, quand elles doivent donner des chocolats aux hommes. Le 14 mars, c'est l'inverse. 

Nous, on en profite pour se faire tester. Pas parce qu'on a été en contact ou parce qu'on s'ennuie, mais parce que tous les étrangers à Séoul devaient aller se faire tester, parce qu'il y a eu quelques cas dans des fermes où des étrangers travaillaient. Quelle idée.

Un beau jour, j'emmène Anna au métro et puis dans un bus pour arriver dans la cambrousse. Elle ne sait pas où on va et a peur que je la vende à des fermiers pour quelques radis. Mais non, ma chérie, ne t'inquiète pas. Je n'aime pas les radis.
Finalement, nous arrivons à une grotte qui est bien décorée à l'intérieur et qui est probablement la grotte la plus visitée de toute la péninsule.

Vous connaissez les cafés de chiens et de chats ? Nous aussi on est allé dans un café de chiens, de chats ... et de lémuriens. Anna a tout de suite était très à l'aise avec ces animaux, comme vous auriez pu le constater sur la photo que je n'ai pas trouvé ci-dessous.

On enchaine avec un café à dessin. Le monsieur vous donne des pinceaux et de la peinture et du papier pour peindre dessus avec votre boisson. M'enfin avec de la peinture, mais il fallait acheter la boisson avec quoi. Vous avez compris. Il y a pas mal d'oeuvres des anciens clients partout et on dessine en regardant le soleil ce coucher au dessus de la vieille ville de Suwon et en siphonnant nos Smoothies mélange Mangue-Fraise-Fatalisme. Mais l'aspect le plus accomodant de ce café à dessin est le grand panneaux sur la porte d'entrée interdisant fermement l'accès aux enfants.

On prend un bus pour aller dans un parc d'attractions à une heure au sud de Séoul. Nous n'étions pas les seuls à avoir eu cette idée et le bus à deux étages est presque plein de couples pleinement excités. C'est encore plus étonnant que personne n'ait appuyé sur le petit bouton pour s'arrêter sur le grand parking en haut de la montage occupé par le parc d'attractions. Le chauffeur de bus continue son chemin et nous relache à un arrêt de bus en bas de la colline, après que certains ont dû lui dire que la plupart des passagers voulaient faire des montagnes russes, en fait. Nous voilà à remonter la colline, une deuxième fois, mais cette fois ci à pied. 

On demande à l'office de tourisme spécialisé dans les voyages au DMZ, la zone démilitarisée entre les deux Corées, si on peut faire un tour. Ils disent que non, parce qu'il y a une sorte de grippe porcinaire. Ils ont l'air d'y croire autant que nous. On demande donc quand est-ce que ce serait possible. Ils haussent les épaules. Peut-être d'ici un an. Okay, on reviendra alors.

On passe par hazard dans un parc avec un gros trucs ronds en beton au milieu. Des personnages connus du monde entier y ont fait gravé leur signatures avec des voeux, dont Jacques Chirac et le gouverneur de Hawaii. On apprend que c'est un capsule de temps, à être ouvert dans 400 ans seulement, pour les mille ans de la ville de Séoul. Okay, on reviendra alors.

Vous avez déjà vécu dans une ville avec une mauvaise qualité d'air ? Paris par exemple connait des pics de pollutions tous les ans en hiver et ils imposent des restrictions de conduite à partir d'un indice de l'air autour des 60, apparemment. Nous à Séoul, on a déjà vu des indices au-delà des 800. L'air est mauvais d'une part à cause des 26 millions de personnes qui vivent dans la métropole, mais aussi parce que des poussières jaunes venant des deserts en Chine sont envoyé sur la péninsule quand le vent souffle dans la mauvais sens. Ce qu'il fait souvent, il faut croire.

On essaye de prolonger notre visa d'un mois pour pouvoir faire finir les démarches pour notre prochaine destination : la Thailande. Anna a eu l'extension sans souci. Elle essaie de cacher sa joie. Cette fois-ci, c'était à moi de tomber sur la mauvaise personne qui finalement me dit de le faire en ligne. Ce que j'ai essayé et qui a été refusé. Je reprends donc rendez-vous à l'immigration, cette fois-ci équipé d'une lettre de motivation et d'un billet de retour en Allemagne. J'ai bien transpiré, mais j'ai eu l'extension finalement. Et j'ai su me faire rembourser la moitié de mon billet pour l'Allemagne. Ca fait cher pour un visa de 30 jours. 

Pour fêter cette réussite, Nous allons sur le Majorque de la Corée. L'île à l'aspect semi-sub-tropicale (y a des palmiers, quoi) est tellement aimée par les Coréens que la route d'avion entre Séoul et Jeju et la plus busy du monde. Nous le comprenons quand on arrive à l'aéroport de Gimpo. Il y a des vols toutes les cinq minutes qui partent. Notre avion est rempli jusqu'au dernier siège et nous faisons tranquillement les premiers 400 km en 35 minutes, avant de tomber dans les bouchons et faire les derniers 50 km en en une demi heure en attendant de pouvoir attérir. 

Enfin arrivés sur cette terre tellement loués par les Coréens, nous partons à l'aventure à pied. On tombe sur un vieux karting sur un parking encore plus vieux au bord d'une route de campagne et on décide de faire quelques tours spontanément. Le proprio nous fait un prix et on le remercie en pétant un pneu pendant un dérapage moyennement réussi. 

On va dans un parc d'attractions qui s'appelle le "Love Land" et qui montre des statues plus ou moins explicites. Le seul endroit en Corée avec ce genre de parc est l'île de Jeju, comme il y a beaucoup de nouveaux mariés qui font leur voyage de noce ici. Et parce que le reste de la Corée est plutot conservateur à ce regard. 

Quelques heures de bus longeant la côte plus tard, nous nous trouvons sur un énorme rocher au milieu de la terre plutot plate. On monte pour y découvrir un temple dans une grotte et une vue cool sur la mer. Et sur un vieux bateaux néerlandais qui s'est echoué ici il y a quelques siècles et qu'ils ont toujours pas trouvé la roue de change, il faut croire.

Nous prenons un bus pour faire le tour de l'autre moitié de l'île et on arrive à l'entrée des grottes qui ont été faites par de la lave il y a des millions d'années. Pas de chance, c'est fermé et on va donc dans un petit parc avec un labyrinthe à côté où se trouvent tous les gens qui ont vécu le même malheur. 

Il commence à faire moche et on décide donc de quitter l'île avant qu'on y reste coincé et qu'on rate notre rendez-vous avec l'ambassade thailandaise. Comme l'île se trouve au milieu de la mer, il y a souvent des tempêtes et des typhons qui font que les vols et bateaux ne peuvent pas partir. 

On se promène un peu dans la ville principale de l'île et on arrive au port. On prend des billets et c'est parti pour un tour en croisière jusqu'à la ville de Mokpo, sur la côte ouest du pays. Sur le bateau, il y a pas de sièges, mais des espaces sans chaussures avec sol chauffé pour s'asseoir ou s'allonger. On y trouve aussi un cinéma, un resto, un bar, des sièges massages et des salles de jeux vidéos. On s'occupe bien pendant les cinq heures de trajet.

On découvre la ville portuaire de Mokpo et on décide de rester une nuit de plus pour aller voir des îles mauves. Grosse erreur, l'aller-retour en bus nous a pris presque toute la journée comme c'est mal desservi. 

 



C'est beau, hein ? De retour à Séoul, nous parlons avec le propriétaire du guesthouse qui nous parle de Mokpo et de l'histoire des îles. Apparemment, des gens handicappés étaient forcés à travailler sur les champs des fermiers dans l'histoire plutot récente. Il expliquait également que les "gangsters" à Séoul et Busan en général viennent de cette région. En rigolant seulement à moitié, il finit par dire que dans chaque famille, il y a au moins une personne qui fait parti de la mafia. C'est joyeux.

On dépose nos passeports à l'ambassade thailandaise. Et qu'est-ce qu'on trouve juste à côté ? Un resto allemand. On y mange et le goût est approximatif. Pas très étonnant, puisque le menu dispose aussi de quelques plats thailandais, beaucoup moins cher, pour répondre aux besoins de l'ambassade. 

Nous visitons la cinquième tour la plus haute du monde, la Lotte Tower, nomme d'après et construit par le conglomérat géant coréen "Lotte". Qui, lui est nommé d'après l'amoureuse perdue dans un roman de Goethe. Nous découvrons une grande statue de l'auteur dans un parc au pied de la tour, regardant la tour gigantesque avec ses 123 étages. 

On a les visas ! Pour fêter ca, nous prenons le bus pour aller faire des vacances à Gangneung et pour retrouver Will et Yihan dans leur petit hôtel. Nous allons dans un musée avec de fausses stalactites un peu partout au milieu de la campagne. En revenant, on va manger avec Hailey dans le quartier du tofou moux de Gangneung. 

Nous reprenons le trajet de bus le deuxième plus long en Corée pour aller jusqu'à Busan, où on revoit mon ennemi d'échecs, André. Nous arrivons aussi pile à l'heure pour l'anniversaire de Bouddha et nous nous retrouvons dans un grand temple sur une des collines de Busan. Plus de 10000 lanternes coloriées illuminent le temple et il y a des milliers de gens qui ont eu la même idée. 

On prend un petit train de Busan pour retourner à Séoul et finir notre dernier tour de la Corée. On en a fait combien des tours ? Quatre ? Cinq ? On a arrêté de compter. 

On va une dernière fois au magasin de gaufres et on tombe sur le PDG qui nous raconte qu'il a un ami thailandais qui tient une boulangerie à Chiang Mai. Comme le monde est petit. Il nous dit de lui dire bonjour à l'occasion et nous donne un billet chacun comme argent de poche. 

Nous passons une bonne partie d'un après-midi à l'aéroport pour attendre nos résultats de test. Nous en profitons pour faire la danse avec les employés de nettoyage avant de commencer leur travailler. Nous fermons aussi nos comptes bancaires et on recoit les derniers sous qu'il nous restent sur nos comptes. Dans le cas d'Anna, on parle de la somme phénoménale de 20 Won, l'équivalent de 1,5 centimes. Bien géré !

Et c'est parti ! Jamais on a vu un aéroport aussi vide, avec plus d'employés que de passagers. Nous montons dans l'avion et les hôtesses de l'air nous disent tout de suite que l'embarquement est déjà terminé. Nous avons le dernier tiers de l'avion pour nous tout seul. 

Et on décolle. Au revoir la Corée, à un de ses jours...


PS : voici les faits qu'on a recolté pour les jeux de vrai faux, mais qu'on a eu trop la flemme de retravailler :

Il existe de zone de "green food" 200m autour des écoles, etc. On a trouvé après un certain temps qu'il s'agissait d'une interdiction de fast food autour des écoles. Pas de Macdo pour les élèves alors.

On découvre avec joie, et avec quelques mois de retard, que notre carte de bus, qu'on avait acheté en arivant à Séoul, marche partout dans le pays. Et pas que pour les bus, mais pour tous les transports et dans les magasins ouverts 24/7.

A certains passages piétons, quand on attend au feux rouge et on dépasse légèrement la bande jaune avec les pieds, une voix automatique vous dit que c'est dangereux. 

Quand il y a des travaux, les ouvriers emballent les voitures à côté de plastique pour les protéger de poussières et éclat de peintures

.
Les coréens savent pas rester en place, ni dans les bus, ni dans les cafés. Ils sont toujours en train de chercher une meilleure place. 

On peut se faire livrer de la bouffe sur une pelouse. Si la pelouse est très grande, il y a des panneaux qui divisent la pelouse en des parties pour que les livreurs se retrouvent plus facilement.

Quand on achète un téléphone en Corée, on peut pas enlever le son de l'appareil photo. C'est pour empêcher les perverts de prendre des photos en cachette.

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