Il fût une fois un jeune homme qui prit le métro. Il s'assoit à côté d'une jeune femme.
"Nous mangeons pour avoir suffisamment d'énergie pour faire en sorte de pouvoir manger de nouveau. Sommes-nous que des automats ?" lui dit-il, un sourire au coin.
"Dans la vie, nous naissons, nous existons, et puis nous morrons," elle répond, souriant également.
"La vie serait donc, tout simplement ?" dit-il.
"Votre question me rend confuse," dit-elle.
"Votre confusion me confuse," dit le jeune homme.
"Confusions-nous alors, l'un avec l'autre," dit-elle.
Une notification sonore fait le jeune homme lever sa tête. "Mon destin est arrivé," il dit, se lève et lui tient un bout de papier à la jeune fille. "J'envisage de continuer nos communs essais futiles de concevoir notre existence. Que la suite de votre voyage ne soit pas entièrement dominée par l'angoisse existentielle," il ajoute et sort par la porte du métro sans faire attention à l'écart entre le quai et le train.
La moralité de l'histoire c'est qu'une moralité universelle n'existe point et que rien à du sens, surtout pas les mots que vous êtes en train de bouledoug chemin vert chinois pomme de pain.
On quitte la ferme et on arrive à Gongju, petit hammeau de 150'000 habitants. Après huit heures de trajet et plusieurs bus différents, nous nous retrouvons devant les portes fermées de l'hôtel. La patronne arrive finalement et, surprise, elle parle mieux allemand qu'anglais.
Notre première balade finit sur une montage de martyres chrétiens. En haut, on dirait qu'une église aurait fait le tour de trop sur une montage russe et fini par vider ses entrailles sur la pelouse verte. On y trouve tous les éléments d'une église lambda, mis à part les quatre murs et le toit.
Laissant le passé derrière nous, nous prenons un dispositif Bidirectionnel Unitemporel Spatial (abrégé : BUS) pour arriver dans le futur à Sejong.
Sejong est la nouvelle ville administrative du pays, pour soulager la ville de Séoul. À part le parlement, tous les organes du gouvernement ont déménagé à Sejong. Comme l'idée de gouverner de la pampa est récente, la ville l'est aussi. Il y a vingt ans, elle n'existait pas encore (du moins pas sous cette forme). Aucun guide tradionnel vous mènera ici. Pourtant, nous, on est impressionné. Je n'ai jamais vu autant de tours au même endroit (même en ayant fait un tour des tours à Tours, au pays des Gaulois).
Bref, on est allé dans cette ville aux formes carrées pour participer à un tournage de série. Anna n'avait pas trop envie à la base mais c'était finalement elle qui jouait parce que moi, je n'étais pas habillé assez classe.
J'ai conçu un moyen pour tester mes compétences linguistiques. Je l'appelle du test de Subway. Tout ce qu'il faut faire, c'est de rentrer dans un restaurant Subway et sortir avec un sandwich qui contient, ni plus, ni moins d'ingrédients qu'on voulait. Subway coréen : réussi ! Je devrais recevoir mon certificat d'ici deux mois.
C'est parti pour une nouvelle ville du nom de Jeonju, ville insignifiante de 600'000 habitants et origine du Bibimbap. Non, ce n'est pas le nom d'un clown à la télé, mais un des plats traditionnels de la Corée. On a réservé une chambre dans le quartier des maisons traditionnelles, dites Hanok. Un plus gros contraste entre la ville ultra moderne de Sejong et ici n'est guère possible. La propriétaire nous offre un petit goûter avec des melons dont leur nom se traduit par "au chômage".
Le quartier est un peu un Disneyland pour adultes. Tout le monde sort déguisé, pas seulement en habits traditionnels mais aussi d'autres époques. Les gens font du vélos ou de la trottinette électrique. Plusieurs magasins sont spécialisés dans la prise de photos qui finiront sur Instagram.
Nous montons et descendons les petites ruelles d'un autre quartier bâtit sur une colline. Ici, on trouve plein de graffitis plus ou moins réussis.
Quand on finit finalement au lit, qui est un futon par terre, à la traditionnelle, on mets une cuillère sur la porte en guise de verrou.
On a l'impression de prendre l'avion alors qu'on est dans un bête bus de luxe pour aller à Gwangju, ville paisible de 1'500'000 habitants (ça fait que la moitié de l'agglomération de BruBru (c'est comme ça qu'ils disent les gens, wesh !) après tout).
Dans notre hostel, on rencontre une famille française en tour du monde qui s'est transformé en tour de la Corée du Sud.
Dans la forêt, un aire de jeux flirte avec moi et j'en profite pour me casser une côte sur une barre de traction. J'ai mal. J'ai encore mal. J'ai vraiment mal.
On reprend le bus et on arrive à Tongyeong, où on se fait désinfecter de la tête aux pieds et où on passe par une cabine de rayons UV avant de finalement pouvoir effleurer le sol Tongyeonguin avec nos pieds mal-odorants, mais sans germes.
Nos aventures Tongyeonguines vous seront servies la prochaine fois. Profitez-bien de vos vacances, même si, dans l'ordre des choses, elles resteront insignifiantes.
Des bisous platoniques !
Passons maintenant directement au vraifaux de cet article :
Petit rappel des règles : Dans les trois propositions suivantes, il faut trouver les vraies et les inventées.
La solution se trouve en bas de l'article, après les photos. Bon amusement, comme on dit.
Petit rappel des règles : Dans les trois propositions suivantes, il faut trouver les vraies et les inventées.
La solution se trouve en bas de l'article, après les photos. Bon amusement, comme on dit.
*Les tricheurs devront écrire un article de dix pages sur l'inanité de toute entreprise humaine avant de brûler ses pages sans les montrer à qui que ce soit.
1 : Vous savez comment les personnes comme vous et moi, on mange des tranches de tomates crues avec du sel ? Les Coréens font pareil, sauf qu'ils échangent le sel avec du sucre.
2 : Hwangeum Tweji - les cochons dorés - est un euphémisme pour désigner les enfants.
3 : Les Coréens mangent des pieds de poulets quand ils veulent avoir un bébé masculin. On n'a pas su savoir ce qu'il faut manger pour avoir une fille.
Bien vu, numéro trois est bien faux. On mange les pieds de poulets parce que c'est bon, tout simplement. Vous avez droit à choisir librement les activités futiles du reste de votre courte existence.



































































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