Fiji - "non ça s'écrit avec un 'D'" - Diji ?

On enchaîne tout de suite avec la suite, avant que mes poulets me fatiguent trop (plus là-dessus plus tard).

Après la fin de notre super WWOOFing à Mossburn, on part à Queenstown pour quelques jours pour y revoir Amiel et Max. On arrive au bon moment, il y a un festival de lumière s'appelant Luma ce weekend.


On fait du coup notre randonnée quotidienne pour aller à l'auberge, aucun moyen de trouver un parking en ville. Dans le parc principal de la ville, on ne voit pas où on marche, comme les lumières habituelles sont éteintes, pour mieux voir les lumières inhabituelles.

Le lundi, c'est férié en Nouvelle Zélande, parce que c'est l'anniversaire de la reine. "Mais, la Nouvelle Zélande n'a pas de reine !" entends-je vous exclamer ? Vous avez raison, mais l'Angleterre en a une et c'est une bonne raison pour ne pas aller travailler.
Nous, nous n'allons pas au travail non plus et passons à Glenorchy (Glen-Or-Qui ?) et passons un bon moment.





A QT, on va manger dans un établissement de restauration rapide, qui prétend faire les meilleurs burgers du monde. C'est pas eux qui le disent, mais CNN. Le chanteur et rouquin professionnel Ed Sheeran relativise sur une carte autographiée : "Best burger in NZ !"


On dit au revoir à Amy et Max et on continue notre voyage qui a pour but d'arriver à Christchurch pour ensuite et enfin partir à Fiji (Fidi ?).
Nous passons par Mount Cook, où il y a déjà plein de neige. De la neige ! Ça fait un lustre que j'en ai pas vu ! Par contre il fait pô chaud ! Un autre gang de Keas nous attend en haut d'une petite rando pour voir le glacier. On les contourne cautionneusement. Au retour, des moutons nous bloquent la route.









             Au Lac Tekapo, encore plus de neige nous attend et il fait encore plus froid.











On s'échappe voir notre amie Geraldine, où on a l'hôtel quasiment pour nous tout seul. On sent la fin de la haute saison.
On dort deux nuits à Christchurch dans la maison d'une famille chinoise (ils étaient au courant, on fait pas de squat habituellement), avant de confier notre chère Maryvonne à un service de parking proche de l'aéroport.

Ça y est, vous attendiez tous ce moment, notre départ pour Fidji. On vous racontera tout ça tout suite après la pub :

(cliques seulement si tu oses)

A l'aéroport de Christchurch, première discrimination, quand les Belges ne passent pas au contrôle de passeport automatique et doivent s'expliquer pourquoi ils veulent quitter le pays et dépenser leurs sous ailleurs.
Notre avion est tellement neuf que les sièges sentent pas encore la sueur des passagers précédents.


Arrivé à l'aéroport à Nadi (prononcé Nanne-Dit), un petit concert de youkoulélé nous accueille.
Dans l'hostel de notre premier soir, on entend des pets qui viennent d'en haut. Des lézards collés au plafond nous regardent comme si c'était nous qui avions pété.
Le taxi qui nous emmène à la gare routière nous confirme que les 18º de la nuit précédente, c'est très froid ici.



Nous faisons la queue pour monter dans un bus pour nous emmener à Sigatoka (Singatoka). Les gens devant nous font soudainement la tronche et partent, visiblement le bus est kapoutte. On attend sagement le suivant.
Comme on est dimanche, il n'y a que quelques magasins ouverts à Sigatoka. Un vendeur profite du calme pour nous faire assister à une séance de Kava.

















A peine parti de ce magasin, un deuxième vendeur tente sa chance, mais on lui dit que notre covoit' va arriver.
Navi nous emmène en voiture dans un petit village au milieu de la forêt, où lui et sa femme Asti tiennent un AirBnB. On rempli la table devant nous avec plein de bouffe faite maison. On en mange tellement qu'on a du mal à rentrer dans les vêtements typiques des Fijiens.





Oui, je porte une jupe, il est où le problème ?
On est obligé de changer de style vestimentaire, on va à l'église avec Asti et ses enfants. Les femmes, d'ailleurs, sont obligées de couvrir leurs genoux. Au milieu du service en langue fijienne, le prêtre change pour l'anglais et présente sœur Anna et frère Marcel à la communauté.
A un autre moment, tout le monde se lève pour parcourir la salle et serrer la main à tout le monde présent en disant 'Bula !'
Le serrage des mains et des bulas ne s'arrête pas là, tous les villageois qu'on croise peu importe l'endroit nous disent bonjour et nous tiennent la petite discute.
Notre programme de la journée est chargé, je vais me faire masser traditionnellement fijien par la tante d'Asti - allongé par terre dans son salon devant la télé.

On me fait goûter du tabac fijien, en forme de feuille de tabac enroulé par soi-même dans du papier journal. Vous vous en doutez, je n'ai pas changé mes habitudes de consommation tabacologique.
On passe direct au souper, où encore plus de bouffe nous attend, avant de devoir de nouveau se serrer dans une jupe pour aller à la cérémonie du Kava du village.
A chaque fois qu'il y a de nouveaux arrivants dans un village, ils doivent apporter du Kava pour le présenter au chef du village et qui sera bu ensemble avec quelques autres villageois.
Le Kava, c'est une poudre faite à la base d'une racine, qu'on mélange avec de l'eau froide. La couleur de l'eau tourne vers du gris opaque. On en bois chacun son tour une bolée, en claquant dans ses mains, criant  "Bula !" et en parlant avec tout le monde. Après trois ou quatre bols, on se rend compte d'une légère insensibilité des lèvres et à l'intérieur de la bouche. C'est à dire si on arrive à en boire autant, le Kava n'est pas forcément la meilleur boisson que je n'ai jamais goûté. Si vous avez déjà jeté de la terre humide avec un pelle dans le vent et avez eu le plaisir d'en avoir des traces dans la bouche, vous n'étiez pas loin du goût de ce breuvage.




On rentre pour parler un peu avec Asti, qui nous raconte comment, dans le temps, on devait demander quelqu'un au mariage :
Les parents du garçon devait venir voir les parents de la fille en leur présentant, evidemment, du Kava et, encore plus évident, une dent de baleine. Voilà, mariage conclut.
Asti raconte également que, sur une des plus de 300 îles de l'archipel, la tradition voulait que les nouveaux-mariés se retrouvent cachés sous une couette sur un matelas au milieu de la pièce, avec toute la famille autour, chantant et claquant dans les mains, pour en finir par inspecter les draps pour trouver des tâches de sang quand l'acte sera terminé.

Le lendemain, on se fait réveiller assez tôt par quelqu'un qui crie en montant et descendant les chemins du village. Navi nous explique après que tous les lundis, un des chefs informe les gens sans travail ce qu'il faut faire cette semaine pour améliorer ou entretenir le village.
Avant de partir, on fait un tour du village et dans la forêt qui l'entoure. On rencontre notre taxi, en train de se raser dehors, avec un bout de miroir cassé dans une main.































Toute la famille nous raccompagne en ville, ce qui fait qu'on se retrouve à sept dans la voiture.

Navi nous prête sa carte de bus, parce que, apparemment, il ne faut pas donner de l'argent aux conducteurs.
On monte dans un vieux bus avec une stéréo puissante et des lumières en style boîte de nuit à l'intérieur. Le bus s'arrête un peu partout. On croit être arrivé après deux heures dans le bus et 25 km parcourus (je n'exagère pas, cette fois-ci) et on tire sur la corde reliée à quelque-part du côté du conducteur (possiblement autour de son cou).
On finit par comprendre qu'on est descendu trop tôt quand on voit que le panneau pour notre hôtel n'était qu'une publicité.


Sur le chemin d'une heure et demie à pied, nous retrouvons des gens du bus, qui nous reconnaissent directement. Ils nous demandent si on veut qu'on nous appelle un taxi, mais on préfère la petite balade au bord de la route.





















Pendant tout ce chemin, les voitures nous klaxonnent. On se demande qu'est-ce qu'ils nous veulent ceux-là ? On nous fait aussi coucou et on nous crie "Bula !" Ils ne doivent pas voir beaucoup d'étrangers par là.
On arrive à notre hôtel perdu au milieu de rien au bout d'un chemin de boue, en échappant à des chiens errants.



On se fait avoir deux fois par la Happy Hour, qui n'a pas lieu au moment de l'achat de nos boissons.
LA BELGIQUE A GAGNÉ ! - à la course internationale du crabe. Ce qui nous paie les repas de la journée.

On désiste de la cérémonie de Kava avec des étrangers bourrés cette fois-ci.
On profite de la journée de pluie qui suit pour se détendre autour de la piscine, qui est plus froide que l'eau de la mer.




C'est d'ailleurs notre première fois dans un Resort. On se fait pas chier au point de s'en plaindre, mais on comprend mieux pourquoi les gens s'éclipsent dans un état d'ébriété peu de temps après la fin du 'tit deuj. Heureusement que le voyage continue pour nous.




En partant, on attend le bus comme les autochtones - c-à-d n'importe où et n'importe comment au bord de la route. Un taxi s'arrête et nous propose de nous emmener pour le même prix que le bus.
On se retrouve dans un autre Resort à Pacific Harbour, où nous avons loué, on ne sait pas trop pourquoi, un appartement pour six personnes. On comprend mieux le prix qu'on a payé maintenant.
Comme on est vraiment trop bien organisé, il est trop tard pour une petite excursion à Suva, la capitale de l'archipel, à une heure de route. On pourrait prendre un conducteur avec l'hôtel pour un prix obscène. On en fait donc une croix dessus et on s'aventure plutôt dans du snorkeling avec les poissons locaux avec l'eau plus chaude que l'air autour. Si ça ne vous rend pas vert-pourpre fluau de jalousie, peut-être ces photos feront l'affaire :

























En attendant Anna devant le supermarché, un mec me donne une glace (encore emballée, je vous rassure) et me souhaite une bonne journée. Merci.

On se lève tôt pour notre dernière journée pour retourner à Nadi. Sur le chemin, à Sigatoka, on descend du bus pour rendre la carte de bus à Asti et on promet de revenir si on revient.
On embarque sur une croisière pour s'arrêter sur une île minuscule du nom très (mais très) imaginatif "South Sea Island".




Je fais du snorkeling pour la première fois avec un snorkel (le tuyau, le bout qui depasse, enfin, le tuba, quoi) et boit la tasse plusieurs fois. Je vois des raies (et pas que dans l'eau !) et des poissons tout colorés, mais pas les requins comme on m'avait promis.



















On mange autour d'une cérémonie Méké, une danse de guerre, on dirait.



La journée est chargée autant que les gens (c'est l'open bar), et on monte dans un demi sous-marin à moitié submergé dans l'eau pour mieux faire peur aux poissons.
On rend l'équipement de snorkeling à un Anglais, qui nous explique que son entreprise en Australie l'a envoyé vivre sur Fiji (Didi ?) parce que son visa expirait en Australie. Il s'en plaint pas.










Le temps passe vite quand on s'amuse et la journée se termine déjà avec la croisière de retour et la navette à notre hostel où tellement de monde attend de pouvoir s'enregistrer pour la nuit qu'on décide d'aller manger au logement de notre première nuit pas loin en attendant (les virgules, c'est pour les mauviettes !).

Le lendemain, avant de prendre le taxi pour continuer notre vie de jet-set, on se promène sur la plage, un homme d'un certain âge nous propose du jus de noix de coco. Il nous en ouvre deux avec un couteau de tueur en série et pendant qu'on boit, il nous raconte qu'il a 74 ans et qu'il grimpe les cocotiers tous les jours à mains (et pieds) nus. Serait-ce le secret de longévité ?

Déjà avant même qu'on prenne l'avion, je sens que j'ai chopé la crève en pensant au froid mouate à Christchurch. Une petite grippe anticipative, si on veut.
Il y fait même tellement humide que le pilote nous informe de la possibilité qu'on doive retourner à Auckland si le brouillard s'empire.
On fuit le froid dans un AirBnB chez une famille indienne (c'est le début de notre tour d'Asie).

C'est tout pour notre aventure beaucoup trop courte sur Fischi. Notre vie et la réalité néo-zélandaise nous attendent déjà.

A bientôt avec encore plus de choses très (mais alors très) intéressantes.

Zoubi !








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