Blog - 2025 partie 5 : Désert ou dessert, le choix est difficile

Pour voir les photos qui correspondent à cet article, cliquez sur les liens suivants :

Photos Xi'an 2025 https://wheresmypass.blogspot.com/2025/11/photos-xian-2025.html  

Photos Lanzhou https://wheresmypass.blogspot.com/2025/11/photos-lanzhou.html 

Photos Xining - Part 1 https://wheresmypass.blogspot.com/2025/11/photos-xining-part-1.html 
Photos Xining - Part 2 https://wheresmypass.blogspot.com/2025/11/photos-xining-part-2.html 

Photos Dunhuang - Part 1 https://wheresmypass.blogspot.com/2025/11/photos-dunhuang-part-1.html 

Photos Dunhuang - Part 2 https://wheresmypass.blogspot.com/2025/11/photos-dunhuang-part-2.html 

 
Photos Dunhuang - Part 3 https://wheresmypass.blogspot.com/2025/11/photos-dunhuang-part-3.html 

 


Comment ça, déjà un nouvel article ? Mais vous êtes à peine revenu du voyage ! 
Je suis devenu plus rapide parce que j'utilise du "AI" maintenant pour rédiger ces articles. À chaque fois que je glande, je me fais taper. Ça fait AÏE. Ça va plus vite du coup, avec chaque coup. 
Mais plus sérieusement, nos articles sont 100% label rouge pure frites belges et patates allemandes bios. L'intelligence artificielle ne sait pas rentrer en compétition avec notre IA à nous, l'imagination arthritique. Nos doigts émaciés tiendrons le stylo jusqu'à ce qu'une idée, si pas bonne, au moins médiocre, apparaisse sur le papier.
Sur ces propos encore une fois magnifiques, on vous souhaite un bon regardage et un délicieux écoutage.

C'est décidé, enfin ! Nous allons au nord-ouest de la Chine, suivre les traces de Marco Polo sur (un petit bout de) la route de la soie. 
Cette région de la Chine comprend plusieurs des plus grandes provinces du pays et fait plus que huit fois et demi la taille de l'Allemagne. 
Ou, chers lecteurs belges, accrochez vous à vos slips respectifs, cent et une fois la taille du pays de la frite. Nous n'allons évidemment pas partout dans cette région, même avec les quatre semaines qu'on aura devant nous cela ne sera pas possible.

On commence par Xi'An. Pour rappel, c'était aussi notre point de départ l'année dernière et aussi l'endroit où Anna s'est fait une entorse le premier jour du voyage d'une durée d'un mois. 
On croise les doigts que ça n'arrive pas une deuxième fois. Ou au moins pas le premier jour, voyons.
On commence ici parce qu'il y a des vols directs pas chers de Chiang Mai et parce que c'est aussi sur la route de la soie. 
C'est également pendant la période des grosses vacances chinoises. Ca devrait être chaud de trouver un logement, non ? C'est quand même la deuxième ville la plus visitée de la Chine, après Pékin. 
On regarde vite fait en ligne et on trouve que la ville dispose de plus de 11 mille hôtels. Ça devrait aller. 

A l'arrivée à l'aéroport, je suis encore au-dessus de la température. Je n'arrête pas de biper dans les aéroports ici parce qu'en Asie de l'Est, 36,5°C est considérée une température d'humain normale. Quand je fais plus de 37°C, je fais donc déjà la fièvre pour eux. Pour moi, par contre, il suffit d'avoir pris trop de soleil pendant la journée ou, comme cette fois-ci, avoir mangé un truc pas génial, pour passer au-dessus de cette marque. Du coup, test de corona avant même de passer l'immigration. 

Il fait un temps de Xi'En à Xi'An. On se promène quand même comme on peu. Y a du monde dans les endroits touristiques mais ça va encore finalement. 

Le lendemain, nous prenons le train pour notre première vraie destination : Lanzhou. Petite ville oblongue de 4 millions d'habitants et l'origine des nouilles du même nom. 
Notre hôtel se trouve dans la Old Street qui est tout sauf "old". Le soir, animation avec un groupe de danse qui passe de place à place dans cette zone d'activité. Il y a plein de spectateurs, dont pas mal qui courent littéralement après pour choper une meilleure place à la prochaine étape. 

On mange dans un resto dans la vraie vieille ville et une dame à côté venant de Chongqing nous dit qu'on y est bienvenu de venir visiter sa ville aussi. Nous l'avions pas prévu à la base ou à ce stade, mais nous changerons nos plans plus tard pendant le voyage et retournerons effectivement à Chongqing. Comme quoi le destin.
 
Sur le fleuve, nous apercevons de petit bateaux traditionnels un peu bizarre. C'est en s'approchant d'un de ces petits flots amarrés qu'on comprend mieux ce qui dérange. Ils flottent dans l'eau grâce des ballons faits en peau de moutons. Ça ressemble à des ballons de couleur sale en forme approximative d'un mouton. Ou d'un cochon. Ou d'autres quadrupèdes. 

Anna voit des pommes séchées en sachet et nous goûtons. Ca a une consistence comme du polystyrène, mais c'était pas mal. 
Vous voulez vous sentir comme des célébrités, au moins une fois dans la vie ? Dans les endroits moins visités par les étrangers, comme la ville de Lanzhou, par exemple, ils arrêtaient pas de vouloir prendre des photos avec nous et de nous dire bonjour partout pendant nos balades. 

On continue pour la province de Qinghai. Pour les fans du manga Ranma 1/2, les sources chaudes (fictives) de l'histoire sont situées dans une vraie montagne dans cette région montagneuse de la Chine.
Notre QG se trouve à Xining. La ville et la région est à la fois composée d'une population musulmane et d'une autre partie qui est tibétaine. Sur le chemin à l'hôtel, on découvre le marché de rue derrière la mosquée principale puis le marché de rue derrière l'autre mosquée principale. 
Le lendemain, excursion à un grand monastère tibétain à une heure de bus de la ville, en montagne. Dans le bus, deux pèlerins donnent un premier aperçu de l'ambiance en récitant des vers. Les hommes par ici portent souvent des chapeaux de cowboys, d'ailleurs.
Arrivé aux complexe, pas droit de photos de l'intérieur des temples, comme ce sont des endroits sacrés. Mais ils sont beaux, on vous le confirme. 
Une des salles dispose d'un panneau anglo-saxon l'indiquant en tant que "Butter sculpture hall". Il ne s'agit pas d'un petit nom mignon pour décrire d'autre chose. La salle est remplie de statues, certaines plus grandes que nous, entièrement faites en beurre colorées. Beurre de yak coloré pour être précis.
En sortant, on apercoit des pèlerins partant du temple. Ils font des centaines, voire des milliers de kilomètres à pied, allant de temple à temple. Il ne s'agit pas par contre d'une balade tranquille dans les montagnes. Tous les quelques pas, ils doivent s'allonger complètement par terre, la tête au sol et claquer dans les mains au-dessus. Ils portent des protections aux genous, au coudes et sur le front et des sortes de gants en bois pour empêcher trop d'abrasions sur la peau. Nous en avons vu aussi avec des grosses plaques de peau cornée sur le front, à force de toucher le sol avec. 
Un de ces pélerins nous apercoit et nous demande de prendre une photo ensemble. Nous nous sentons encore plus célèbre.

Nous allons dans un musée pour voir la plus longue peinture tibétaine du monde. Pendant 27 ans, 400 artistes ont créé cette peinture en continu mesurant 618 mètres. Peu importe quelle longueur de cette peinture vous êtes en train d'imaginer à présent, elle fait au moins trois fois cette longueur, croyez nous. 

Départ à 6 h du mat pour deux lacs. Le troisième plus grand lac salé au monde, et un lac salé qui servait comme mine de sel avant et qui maintenant est une attraction touristique majeure de la région.
Nous ne sommes pas les seuls étrangers dans le van, pour changer. Y aussi une Japonaise et un Coréen.
On passe à travers les nuages et les routes étroites de montagne, avec un passage à 3740 mètres. C'est haut ça. Pour comparaison, la plus haute montagne de Mouscron fait environ 70 mètres. 

Une fois passé le pass, on se trouve sur un plateau tout plat et haut avec des pelouses et du bétail jusqu'à l'horizon. Il n'y a pas d'arbre par ici. 
On voit des panneaux de routes écrits en quatre langues et écritures différentes, le chinois, le tibétain et le mongolien, représentant les éthnies présent par ici, et l'anglais pour les touristes étrangers.
 
C'est très peu peuplé par ici, à part les huttes de journée des bergers on ne voit quasiment pas d'habitations pendant les heures de route. C'est donc l'endroit parfait pour poser des éoliennes. Nous en voyons des milliers pendant notre trajet empluvieuté.
On arrive au lac salé et on prend un petit train. Puis, on récupère nos protections chaussures qui sont toute rouge. On ressemble donc un peu à papa Shtroumpf. 
Ensemble avec la Japonaise et le Coréen, on s'aventure sur, et dans, le lac pour prendre quelques photos avec nos réflexions. Le soleil sort au bon moment et nous permet d'avoir des photos magnifiques.
Tout est blanc et ressemble à de la neige vu de loin, mais c'est tout du sel. Même le sol est fait en sel. Tout est en sel. Il y a des trous dans le sel et donc dans le sol par ci et par là, chose pas très rassurante quand on marche dessus. Tout est en sel. Autour du lac, les chemins sont remplis non de cailloux, mais de gros cristaux de sel. Tout est en sel. Mes lèvres ont un goût salé. Tout est en sel. Cela devient inquiétant. Je prend la main d'Anna, mais elle s'effrite en petits morceaux. Tout est en sel. Tout. 

Nouveau départ, notre prochaine étape s'appelle Dunhuang, petite ville dans le désert. Nous commencons bien la journée avec 6h30 de train.
Pendant notre trajet, les paysages changent souvent. On passe par des tunnels et d'un coup on est dans les montagnes enneigées. Puis encore plus de tunnels et maintenant il fait 20 degrés dehors.
Là, une colonie de chameaux. Tout plein de ces animaux magestiques qui se trimballent tout seul dans le sable gris foncé.
Plus loin, y a de la verdure de nouveau. C'est la saison de récolte de maïs, il paraît, et sur de grands espaces des bâches remplis de cobettes sont étalées pour les sécher.
Encore plus loin, le paysage change encore pour une sorte de sable gris avec quelques buissons bas éparpillés par ci et par la. Le tout entouré de hautes montagnes avec les pics enneigés.
Plus on avance vers le désert, moins y a de buissons, mais plus y a des éoliennes. De nouveau, des milliers, voire des dizaines de milliers, allant jusqu'à l'horizon du paysage plat, gris, noir et rouge, et uniforme. 
Puis, de nouveau de la végétation et des champs, après deux heures de traversée d'un paysage de lune. Oh, et même des champs de cotons avec tout plein de petits points blancs s'étendant dans la prairie.
Et de nouveau le désert, cette fois ci plus la couleur de sable de la plage qu'on associe, nous, avec les déserts. On apercoit des tombes au milieu de rien. Juste une butte avec un panneau en bois dans le sol.
Puis le train s'arrête au milieu de rien. Le conducteur voulait regarder le coucher de soleil tranquillement, il faut croire.
C'est notre première fois qu'on va dans le désert à tous les deux, on est donc excité, comme vous avez sûrement compris. Dommage qu'il fait déjà nuit quand on arrive à la ville de Dunhuang même.

Arrivé au premier hôtel, nous avons une colocatrice dans la chambre. Elle s'appelle Xiaodu Xiaodu. Et quand on l'appelle, on peut lui dire de fermer les rideaux, naviguer la télé et éteindre et allumer la lumière. Mais ça marche qu'en chinois. Elle a du mal à comprendre mon accent, mais pour compenser, quand elle comprend pas ce que je lui dis, elle met une chanson qui a un rapport avec ce qu'elle a cru comprendre.

Nous fuyons la technologie moderne et nous baladons sur le marché de nuit, ou Anna demande au policier au milieu, debout sur un podium, de nous prendre en photo. C'est Bizarre, vous pensez ? Le policier n'a pas hésité. Ici, c'est normal.
C'est sur ce marché aussi qu'on croise d'autres étrangers en ville pour la première fois depuis quelques jours. Il y en un qui nous donne même un sourire complice, ayant sûrement vécu les mêmes sensations.

On attend avec excitation la voiture qui vient nous chercher pour partir dans les dunes. On se retrouve dans la cambrousse, au pied des dunes, dans une maison capsule. Au désert. Avec personne autour, la saison haute étant finie depuis peu.
A peine déposé nos sacs, nous nous trouvons déjà sur un quad, démarré professionellement avec une paire de ciseaux, qui nous conduit au pied des dunes pour qu'on puisse faire la glisse. Ou du moins essayer de faire la glisse, ça marche pas aussi bien que sur la neige. Voire pas du tout. Et la montée dans le sable mou est beaucoup trop fatiguante pour ressayer plus que deux fois. 
Redescendus, des chameaux nous attendent et on fait un petit tour à dos de chameaux. Etre assis entre deux bosses n'a jamais été très confortable, que ce soit sur un chameau ou pas. 
Et c'est vachement plus haut qu'un cheval. Le mien est embêté de devoir me trimballer et me le fait savoir en me jetant un regard rempli de dédain avant même que je monte sur son dos. Et il refuse de poser sur les photos en tournant la tête théâtraliquement dans l'autre sens. Quel diva çui-là !
Le chamal d'Anna est plus photogénique, il montre même ses dents pour sourire sur les photos. 
Le magasin le plus proche se trouve à dix minutes à pied dans un hameaux, qui vend quelques boissons et snacks. Et pas de bière au grand malheur d'Anna. 
La proprio de l'hôtel nous dit qu'ils ont que des nouilles parce qu'ils ont personne, alors qu'on voulait faire un barbecue, nous. On fait donc la balançoire en amoureux en nous demandant si les nouilles c'est vraiment ce qu'on veut, quand un groupe de voyage arrive pour faire du chameau et du quad et qui nous invitent à manger une fondue chinoise avec eux. Après le repas, ils nous invitent à chanter avec eux sur la grande scène, mais nos connaissances de chansons chinoises sont assez limitées, mis-à-part la chanson de la chaîne des magasins de thé aux perles Mixue. Celle-là, elle reste dans la tête, même si on comprend pas grand chose aux paroles.
On finit la soirée par regarder un show de feu avant de regarder les étoiles de nouveau.

On arrive au nouvel hôtel et on est upgradé pour la suite familiale qui fait deux fois la taille de notre appartement. Avec vue sur les dunes. Et quelques moutons. Cette fois-ci, on se trouve bien plus proche de la civilisation.
On entre dans le parc national qu'est le désert. Ces dunes s'appellent d'ailleurs "Dunes de sable chantant", parce qu'elles émettent un son quand le vent souffle, et elles montent jusqu'à 250 mètres. On monte une dune à l'aide d'une sorte d'échelle placée par terre qui sert à aider les gens à plus facilement monter. Parce que marcher dans du sable, c'est vachement fatiguant. 
À la tombée de la nuit on assiste à un concert avec shows de drones et paroles de karaoke projeté sur une dune en face. Et avec distribution de bâton lumineux qui clignotent tous de facon synchronisée avec les chansons.
Dans la foule pour sortir du parc, Anna se trouve à côté du seul autre étranger qu'on aura vu de la journée. Un belge de Liège. Le monde est p'tit.

Nous faisant un tour au grottes de Mogao. Il s'agit ici possiblement de la plus grosse collection d'art bouddhiste dans le monde, bien préservé et se trouvant dans le désert, dans près de 800 grottes creusé dans la roche à la main et puis peint à l'intérieur au cours de plusieurs siècles.
Nous avons droit à un tour privé parce qu'on avait choisi au moment de la réservation des tickets avec narration en français, pensant qu'il s'agissait de simple oreillettes avec des explications pré-enregistrées. Une dame un peu gênée arrivé, mais quand on lui dit que c'est bon en anglais aussi il n'y a plus de problème.
Pour préserver l'art dans toutes ces grottes, seulement une petite partie est ouverte au public. Même les guides ne peuvent accéder à toutes les grottes.

Le lendemain, on fait un tour en groupe avec que des Chinois. La destination: le désert. Cette fois-ci, il s'agit pas de dune de sable comme avant, mais de larges espaces plats et vides, ou encore avec des formations de roches impressionnantes.
On s'arrête avec la navette des touristes d'un parc national devant la seule station de police en Chine se trouvant à l'intérieur d'une roche. Et probablement la seule station comme ça au monde. 
Puis, arrêt à un bout de muraille qui a plus de 2000 ans. Il ne s'agit pas de la Grande muraille que nous on connaît, mais de son ancêtre de plus de 1200 ans. 
Et tout d'un coup, le désastre, la catastrophe ultime arrive. On prend une photos avec notre caméra à 360° posée sur un pied, quand un coup de vent la fait tomber. L'un des cotés est maintenant troué, mais après des vérifications et des litres de transpiration froide essorés de nos fronts, on comprend qu'il s'agit que de la protection des lentilles qui a fait son travail à merveille. Et qu'il faut remplacer maintenant, mais qui coûte bien moins cher qu'une nouvelle caméra. 

La bise, Denise. 

No comments:

Post a Comment